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TV Family

 

LITTLE HOUSE ON THE PRAIRIE (LA PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE) 
U.S.A., neuf saisons (204 épisodes) entre 1974 et 1983, scénario : Blanche Hanalis d'après Laura Ingalls Wilder ; producteur exécutif : Michael Landon ; principal directeur de la photo : David Rose ; avec Melissa Gilbert (Laura Elizabeth Ingalls), Melissa Sue Anderson (Mary Ingalls Kendell), Karen Grassle (Caroline Ingalls), Michael Landon (Charles Ingalls), Lindsay and Sidney Greenbush (Carrie Ingalls), Wendi and Brenda Turnbaugh (Grace Ingalls), Matthew Laborteaux (Albert Quinn/Ingalls), Linwood Boomer (Adam Kendell), Dean Butler (Almonzo Wilder), Karl Swenson (Lars Hanson), Richard Bull (Nels Oleson), Katherine MacGregor (Harriet Oleson), Alison Arngrim (Nellie Oleson Dalton), Jonathan Gilbert (Willie Oleson), Allison Balson (Nancy Oleson)...
Pitch : Fin du XIXème siècle, la petite vie de la famille Ingalls avec ses joies et ses peines...

 

Le bonheur est dans le pré

    Si je devais donner un exemple d'une série culte mon choix serait vite fait, et c'est la raison de cet article. Cette série est loin d'être récente mais elle a marqué plusieurs générations de téléspectateurs, notamment la mienne. J'ai vu pour la première fois cette série à l'âge de 4 ans et depuis j'évite d'en rater les rediffusions. Pourquoi? C'est ce qu'il faut chercher à comprendre. Pourquoi le nom de cette famille est-il si célèbre? Pourquoi cette série pourtant fondamentalement américaine s'est si bien exportée en Europe, et plus loin encore? Je me souviens que lors d'un voyage en Italie j'ai cherché à savoir si cette série passait là bas et j'ai immédiatement obtenu une réponse positive au seul nom de Laura Ingalls.

    Pour situer l'action, nous nous trouvons dans l'Ouest Américain, plus précisément dans le Minnesota, entre les années 1870 et 1890. Il est à noter que ces épisodes sont tirés de la réalité, car ils sont basés sur l'autobiographie de la véritable Laura Ingalls Wilder, née en 1867 dans le Wisconsin, et dont les parents ont tout abandonné pour tenter leur chance dans le Minnesota (pour les curieux, cette autobiographie est parue aux éditions Flammarion). La série est donc guidée par ce récit touchant d'une petite fille de la fin du XIXème siècle qui vit ces premières aventures, ses premières désillusions et ses plus grands bonheurs entourée d'une famille presque parfaite.

    Et nous avons déjà ici un premier élément de réponse : la famille. Elle constitue la valeur la plus défendue de la série. Cette famille presque agaçante véhicule les principes fondamentaux de tolérance, amour, générosité, religion et également de courage. Mis à part quelques rares exception ( il est en effet difficile de tirer des généralités sur une série aussi longue), les parents n'élèvent pas la voix sur leurs enfants. Enfin, sur les leurs et les autres qu'ils semblent adopter à tour de bras, entre Albert qu'ils trouvent vivant seul dans la rue, et James et Cassandra dont les parents meurent sous leurs yeux, sachant qu'eux même ont eu 5 enfants (dont 1 qui meurt lors de ces premières semaines). Ils semblent d'ailleurs avoir passé ce "virus" à leur fille Laura, qui adopte sa nièce (Shannen Doherty!) à la mort de son beau-frère. Charles et Caroline se sortent des situations les plus critiques alors que le sort semble s'acharner conter eux : récoltes détruites, mort d'un de leurs enfants, cécité de Marie et mort ses propres enfants, problèmes financiers (on pourrait même considérer Mme Oleson comme un de ces fléaux)...

    Mais ce qui semble faire le succès de cette série peut également se retourner contre elle : cette vie, si chargée, paraît presque inconcevable. Chaque jour il semble leur arriver une aventure extraordinaire, une rencontre hors du commun ou une tragédie, et quoiqu'il arrive, tout se termine plutôt bien, dans un éclat de rire général mené par Michael Landon (Charles Ingalls dans la série), car les Ingalls prennent toujours la vie du bon côté.

    Peut-être est-il lui aussi responsable en partie de ce succès : ne effet ces personnages charmants nous donnent envie de suivre leurs aventures. Ces hommes et femmes si proches de la perfection sont contrebalancés par des personnages qui paraissent plus humains car imparfaits. Entre Mme Oleson et sa fille Nelly, les Garvey qui passent plusieurs fois très près du divorce, les problèmes de boisson de Mr Edwards, d'autres personnages qui battent leurs enfants ou qui font preuve de racisme envers les noirs et les indiens, il semble que les créateurs ont désiré montrer des maux profonds de l'Amérique de cette époque tout en préservant les personnages principaux pour conserver l'amour et l'estime que leur portent les téléspectateurs.
Peut-être également que ce qui plaît dans cette série c'est le dépaysement total que l'on éprouve en la regardant. Subitement, pendant près de 45 minutes, nous explorons l'univers de ces pionniers, nous y pénétrons, et, comme on ne peut vérifier que ce qui se passe est plausible, nous y croyons.

    Mais le plus énorme défaut de cette série est aussi le plus fréquent dans de nombreuses séries américaines : le rapport incessant à Dieu et au respect de la religion. Nous retrouvons cela par exemple dans 7 à la maison, Dr Quinn femme médecin, un pasteur d'enfer (avec Dan Aykroyd), et bien d'autres encore. Et là, le bas blesse. Le problème est peut-être que cette valeur n'est plus d'actualité, mais je crois plutôt que c'est la focalisation sur une religion qui écarte les téléspectateurs qui ne sont pas pratiquants, de la même religion, ou encore athées. A titre d'exemple, il n'est fait référence à la religion juive dans La petite maison dans la prairie que lors d'un épisode, car le mari de Nelly étant juif, ils se demandent dans quelle religion élever leur enfant. Le reste du temps, on nous inflige les rites d'une religion qu'on ne nous explique pas, et qui semble surtout servir de raison pour laquelle les Ingalls se relèvent de toutes leurs épreuves.

    Toujours est-il que, même si cette série lasse par ses trop nombreuses rediffusions, elle reste une série culte, que des millions de gens connaissent à travers les pays. Quoiqu'on en dise, à chaque nouvelle rediffusions elle conquiert de nouveaux spectateurs, attirés par cette série pleine de bonnes intentions.
Peut-être enfin, et c'est mon hypothèse de prédilection, que si les gens aiment cette série, c'est qu'elle nous montre des personnages profondément bons, et qu'il est rassurant de voir qu'il en existe encore, même virtuellement, et c'est peut-être pour ça qu'on veut y croire. Sabrina Cippitelli

 


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quelques sites pour poursuivre la route

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