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WESTWORLD (MONDWEST)
1973, U.S.A., de Michael Crichton, avec Yul Brynner, Richard Benjamin, James Brolin, Alan Oppenheimer, Norman Bartold, Dick Van Patten...
Pitch : Delos est un parc d'attractions dans lequel les touristes peuvent vivre avec beaucoup de réalisme une grande période de l'histoire au choix entre la Rome Antique, le Moyen-Age et l'époque de l'Ouest. C'est ce dernier monde qu'ont choisi les deux jeunes héros du film, John et Peter. Malheureusement, les robots à allure et comportement humains créés pour le parc commencent à se dérégler...

Quand le réalisme n'est plus sous contrôle

    Né en 1942, Michael Crichton est à la fois un écrivain très populaire, à qui l'on doit de nombreux best-sellers adaptés au cinéma (ainsi The Andromeda Strain/Le mystère Andromède de Robert Wise ou Jurassic Park de Steven Spielberg) et un cinéaste intéressant, qui signa notamment Coma (Morts suspectes) en 1978 avec Michael Douglas et Geneviève Bujold, The First Great Train Robbery (La grande attaque du train d'or) en 1979 avec Sean Connery (adapté de son propre roman) et Runaway (Runaway, l'évadé du futur) en 1984 avec Tom Selleck. Westworld fut son premier long métrage, un très habile mélange de science-fiction, de western, de thriller et de comédie. L'idée géniale pour réunir autant de genres était de créer un parc d'attractions proposant aux visiteurs trois mondes ultra-réalistes où ils peuvent exaucer leurs rêves d'enfant ou d'adulte, vivre comme un cow-boy ou comme un chevalier médiéval, sous le contrôle permanent des scientifiques qui ont conçu et entretiennent les androïdes apportant du piment au parc tout en étant suffisamment soumis, dociles pour ne pas faire de dégâts importants, voire mortels... Tout en ces robots paraît plus vrai que nature, physiquement (seules les mains permettent de les distinguer légèrement des humains) et mentalement, ce qui assure un succès et une authenticité indéniables à ce parc futuriste ; ils agissent au bon vouloir des superviseurs et des visiteurs et savent tout faire, même l'amour ! Comme le réalisme ne doit en rien engendrer une baisse de la sécurité, tout est conçu (notamment dans le monde du Far West) pour que des visiteurs ne puissent pas tirer par mégarde sur d'autres visiteurs...

    Évidemment, une faille va se révéler chez les androïdes car à vouloir atteindre la perfection, les techniciens ont fini par perdre le contrôle de leurs machines qui se révoltent contre les touristes... L'aventure aux allures de comédie tourne alors au film-catastrophe, et c'est là que Westworld livre le meilleur, en particulier grâce à l'interprétation impeccable de Yul Brynner, réellement impressionnant dans le rôle d'un tireur de l'Ouest très inspiré de son personnage dans The Magnificent Seven (Les sept mercenaires) de John Sturges. Ce personnage quasi-muet ne fonctionne pourtant que sur le regard inquiétant (lentilles de contact à l'appui) du célèbre acteur chauve, au meilleur de son art. Le clou du spectacle : l'affrontement d'une vingtaine de minutes entre ce tireur et l'un des visiteurs qui vire d'une poursuite de western standard dans les plaines du parc au thriller dans les salles obscures de la salle des robots. Captivant sans nécessiter une surenchère d'effets spéciaux, Westworld s'impose comme un divertissement original et bien mené et une première oeuvre aboutie. Une suite fut tournée en 1976 par Richard T. Heffron, Futureworld (Les rescapés du futur) avec Peter Fonda, Blythe Danner et Yul Brynner dans une courte apparition. Emmanuel Coll

 

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

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