CINÉMA

FILMS TV SÉRIES TV NANARS DOSSIERS BRÈVES de comtoir
                         INTERVIEWS DVD AUTOPSIE ABÉCÉDAIRE RÉDACTION PAGE d'ACCUEIL

■   ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■  

 

BONNIE AND CLYDE (BONNIE ET CLYDE)
1967, U.S.A., d'Arthur Penn, avec Warren Beatty, Faye Dunaway, Michael J. Pollard, Gene Hackman, Estelle Parsons, Denver Pyle, Gene Wilder...
Pitch : La tragique histoire de Bonnie Parker et de Clyde Barrow qui, au long de leur liaison aussi brève que passionnée, avaient choisi de vivre dangereusement de vols de voitures et autres pillages de banques... 

 

Vous connaissez l'histoire de Bonnie & Clyde ?

    Qui n'a jamais entendu parler un jour de Bonnie et Clyde, ce couple mythique immortalisé par la chanson de Serge Gainsbourg et surtout par le présent film ? Ces deux jeunes gens ayant réellement existé menèrent ensemble une (courte) existence très périlleuse pour échapper l'un et l'autre à un destin médiocre et terne. C'est en tout cas dans cette optique que Bonnie Parker, serveuse de bar, après avoir surpris Clyde Barrow fraîchement sorti de prison en train d'essayer de voler la voiture de sa mère, décida de le suivre et de partager avec lui un train de vie bien particulier qui partit du vol de la caisse d'une épicerie et de celui d'une voiture pour se poursuivre vers des attaques de banques... Les choses devaient encore s'aggraver lorsque Clyde abattit un homme au cours de leur fuite. Malgré le danger de plus en plus lourd, la traque incessante et de plus en plus étendue de la police, Bonnie, très éprise de Clyde, se résolut à accompagner son complice et amant dans ses larcins jusqu'à l'issue prévisible de ces aventures. 

    En plus d'être marqués du désir de s'offrir une vie meilleure, les actes de terreur de Bonnie et Clyde intégraient aussi un sentiment de révolte face à la société qui les négligeait et la défense des laissés-pour-compte, tels ce mécanicien un peu simplet qui allait devenir leur chauffeur et complice ou encore le père de famille dont la maison fut saisie par les huissiers et à qui, dans le film, Clyde propose son pistolet pour qu'il puisse libérer sa colère... Bien évidemment, tout cela ne saurait faire pardonner leurs nombreux délits et le sang qu'ils ont fait couler mais on ne peut s'empêcher d'éprouver de la sympathie pour ce couple et de la douleur lors de la scène finale (l'intensité du dernier et bref regard échangé entre Bonnie et Clyde). Warren Beatty (également producteur du film) et Faye Dunaway s'imposent sans peine en nous offrant une superbe interprétation du couple infernal ; le premier, anti-héros par excellence au sourire enjôleur, a bien rarement été aussi brillant et Faye Dunaway est rayonnante de sensualité dans ce qui est son premier rôle en vedette. Le reste de la distribution est tout aussi exemplaire : Gene Hackman (engagé avec l'insistance de Beatty qui avait déjà été son partenaire dans Lilith de Robert Rossen en 1964) interprète Buck Barrow, le frère de Clyde, qui va se laisser embarquer par ce dernier dans leurs folles aventures aux côtés de sa fragile épouse Blanche (Estelle Parsons, qui remporta l'Oscar du meilleur second rôle pour sa prestation). 

    Notons également dans sa première apparition au cinéma Gene Wilder, très vite cantonné aux personnages comiques sous la direction de son comparse Mel Brooks, et qui joue un brave citoyen qui se fait voler sa voiture par les "amants terribles" et va se retrouver embarqué brièvement et bien malgré lui avec sa compagne dans la fuite de Bonnie, Clyde et leurs complices. D'autres scènes cocasses (l'attaque de la banque qui a fait faillite, Buck racontant son histoire drôle fétiche...) et celles, tendres, réunissant les deux personnages centraux contribuent à adoucir la violence et l'émotion très présentes dans ce film mené tambour battant (la musique country y trouve une place idéale). Cela ne surprend pas venant du réalisateur Arthur Penn, qui avait signé en 1965 The Chase (La poursuite impitoyable), déjà mémorable par quelques scènes chocs (le passage à tabac de Marlon Brando). Polar rythmé sur fond d'histoire d'amour peu banale, Bonnie and Clyde fait partie de ces chef-d'œuvres incontournables (et qui n'ont pas pris une ride) du septième art. Alors saisissez si vous le pouvez cette occasion de le (re)voir, vous ne le regretterez pas ! Emmanuel Coll

 

 

■   ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■

Copyright © 2004 - Tous droits réservés : Siteducinephile@aol.com   

 

quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches