■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
Corée du Sud, 2007,
de Kim Ki-duk, avec Ha Jung-woo, Park Ji-heon, Kim Sung-min, Seo Yeong-hwa...
Pitch See-Hee
est depuis deux ans avec Ji-Woo. Elle est très amoureuse de lui. Mais comme
il ne peut s’empêcher de regarder d’autres femmes, elle se persuade que
le temps a flétri l’amour qu’il ressentait pour elle. Et qu’avec
toujours le même corps et le même visage, elle n’est plus capable d’être
par lui désirée. Alors, un jour, sans prévenir personne, elle disparaît.
Sa ligne téléphonique est non-attribuée et son appartement est vide.
Incapable de comprendre, Ji-Woo essaye peu à peu de refaire sa vie. Mais ce
qu’il ne sait pas, c’est que See-Hee, devenue Sai-Hee, va reparaître dans
sa vie sans qu’il puisse la reconnaître…
Histoire de fantôme coréen La production cinématographique de Kim Ki-duk s'apparente à celle des groupes de rock qui livraient deux oeuvres à l'année dans des sixties. Ses films étant loin de tous s'affirmer comme des standards, s'il poursuit son rythme effréné, ils vont finir par être oubliés avant même qu'ils ne sortent. Printemps, été, automne, hiver avec lequel il affirmait son désir de cinéma et Locataires qui rassemblait le condensé de son style (peu de dialogues, nombreux plans fixes et séquences alternant avec de lents travellings contemplatifs ou plans de coupe, bref une atmosphère ésotérique où l'idée du cycle n'est pas un vain mot) enjoignaient le spectateur à emprunter le chemin mental qui les menait vers une expérience proche de celles qui habitent les oeuvres de l'artiste allemand Wolfgang Laib. Le problème de Time, c'est qu'il ressemble à une énième expérience du réalisateur, dépersonnalisant les précédents acquis. Si le but ne doit pas consister à refaire sempiternellement le même film, il pourrait au moins avoir la grâce de poursuivre ou continuer à creuser les choix entrepris. Kim Ki-duk annule pourtant ici son travail comme s'il exécutait un film de commande sans la transfigurer. Bavard et codé, Time agace rapidement et le spectateur sent sa confiance abusée. Le réalisateur coréen qui aime les cycles semble avoir mis les pieds dans le plus mauvais d'entre eux. Mais il n'y a là rien de grave puisque le spectateur européen a déjà oublié cette histoire de fantôme coréen, détournant piètrement le Face off de John Woo, qu'aurait peut-être voulu devenir Time. Anne Ségolène
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ |
|
■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ ■ Copyright © 2005 - Tous droits réservés : Siteducinephile@aol.com ; association "loi 1901" JUILLET pour qui de droit
quelques sites pour poursuivre la route www.filmdeculte.com Hkcinemagic http://analysefilmique.free.fr www.revue-eclipses.com La Revue du Cinéma
|