CINÉMA

FILMS TV SÉRIES TV NANARS DOSSIERS BRÈVES de comtoir
                         INTERVIEWS DVD AUTOPSIE OPTION LYCEE RÉDACTION PAGE d'ACCUEIL

■   ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■  

 

EL AURA 
2005, Argentine, de Fabian Bielinsky, avec Ricardo Darin, Dolores Fonzy, Pablo Cedron, Nahuel Perez Biscavart... 
Pitch : Esteban Espinosa est taxidermiste. Discret, il reste souvent seul enfermé dans son atelier. Au grand dam de sa femme qui, désespérée, choisit de le quitter. Taciturne, Esteban préfère la compagnie de ses animaux empaillés. Il a pourtant une passion : la conception de vols à main armée. Il collectionne les coupures de journaux et s'abandonne à ses rêveries. Un jour pourtant, il se retrouve plongé au coeur d'une terrible machination. Des bandits envisagent de braquer un casino. Esteban doit se confronter à la réalité. Abrupte et dangereuse. Tout ce qu'il croyait savoir se révèle inutile. Il lui faut désormais prendre la mesure de ses possibilités et composer avec les crises d'épilepsie qui régulièrement lui font perdre conscience. Il n'a plus guère le choix...
 
 

L'empailleur empaillé

 
    Le souvenir du premier film de Fabian Bielinsky (Nueve Reinas/Les neuf reines) nous permettait d'augurer du meilleur pour la découverte de son deuxième long métrage, El Aura. Dont acte, l'aventure du taxidermiste un tantinet dépressif (sa femme l'a quitté) et épileptique à ses heures laisse un goût d'inachèvement après avoir longuement tardé à commencer. Si le film reprend de Nueve Reinas certains ressorts, il ne parvient jamais à en atteindre l'envergure. 
 
    De surcroît, El Aura traîne avec lui certains défauts qui engraissent l'intrigue d'une véritable complaisance. Son choix principalement de présenter le film comme la métaphore du cinéma, faisant ainsi de son héros un metteur en scène qui s'ignore. La pesante séquence d'ouverture met en scène Esteban Espinosa en train d'achever minutieusement son ouvrage. Il compose l'animal à qui il redonne vie comme on donnerait naissance à un personnage. Esteban a le don de ressusciter ce qui est la mort, on imagina donc déjà ce qui ne tardera pas à lui arriver. De la même manière, sa passion pour la conception de vols à main armée jamais réalisés (l'important est de les concevoir) n'attendra plus que lui. 
 
    El Aura fonctionne tant sur la capacité d'observation du héros (rien n'échappe à sa mémoire visuelle) que sur le degré de fantasme dont il semble forgé (belle scène suggestive durant le premier quart d'heure du film où le héros donne une leçon de cambriolage à un ami). Le film lorgne hélas régulièrement du côté d'Hitchcock mais ne parvient jamais à la taille du maître. Il s'achève qui plus est comme il avait commencé, un seul détail ayant changé : un chien bien vivant conservé comme un trophée. Entre la première et la dernière séquence s'étire un véritable pétard mouillé. Anne Ségolène
 
 

 

■   ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■    ■

Copyright © 2005 - Tous droits réservés : Siteducinephile@aol.com ; association "loi 1901" JUILLET pour qui de droit

 

quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  La Revue du Cinéma