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BRUCE ALMIGHTY (BRUCE TOUT-PUISSANT)
U.S.A., 2003, de Tom Shadyac, avec Jim Carrey, Jennifer Aniston, Morgan Freeman, Lisa Ann Walter, Mark Adair-Rios, Sydney Anders...
Pitch : Bruce Nolan est journaliste pour une chaîne locale de Buffalo. Malgré l’amour de sa petite amie Grace, Bruce ne se satisfait plus de sa condition professionnelle et trouve la vie mal faite. Lors d’un reportage en direct, il pète les plombs et se fait virer de son boulot. Lassé de ces ennuis à répétition, Bruce s’en prend le soir même à Dieu, qu’il accuse de mal faire son travail. Et là, surprise : Dieu en personne lui répond et lui propose de faire mieux en lui accordant tous ses pouvoirs pour sept jours. Le journaliste profite alors de ses fabuleuses facultés pour réorganiser sa vie, et croit son cauchemar terminé. Mais résoudre ses soucis quotidiens ne constitue pas un début d’ordre, et Bruce va très vite se rendre compte qu’être Dieu n’est pas un job de tout repos... 

 

La recherche du tremplin

    Qu'on se le dise, Jim Carrey c'est avant tout un corps et une figure cartoonesque capable de faire voler en éclat les lois de la biophysique. Électron libre génial (à ranger à côté de Buster Keaton et Charlie Chaplin), il semble néanmoins tiraillé entre deux voies (une en quête de respectabilité, l'autre en tant que show man absolu) à l'image du personnage schizophrène qu'il interprétait dans son meilleur film, l'énorme Fous d'Irène des frères Farrelly (les plus grands auteurs burlesques en activité aux USA). 

    En perte de vitesse après l'échec de The Majestic, Jim Carrey s'est alors empressé de trouver un projet qui lui permettrait de retrouver son côté clown fou. Bruce Almighty était parfaitement désigné comme nouveau propulseur de choix pour sa carrière. L'affaire est entendu, on ne voit que lui, il en est le producteur et apparaît sur tous les plans et sous tous les angles. Quand on sait la potentialité d'un tel script (avoir les pouvoirs de Dieu pendant une semaine), on ne peut que se sentir déçu devant le déballage de gags éculés (mais qu'attendre d'autre du réalisateur d'Ace Ventura et Menteur Menteur) noyé dans une morale prêchi-prêcha qui doit faire plaisir aux néo-conservateurs de la Maison Blanche. Les gags les plus hilarants provenant de leur faculté du dérapage incongru et spontané, tel un tour de magie jaillissant en un instant. Un dérèglement narratif se stoppant net au profit du grotesque régressif et joyeux (courir en servant du lait). Bruce tout puissant nous le confirme, Jim Carrey n'a pas besoin d'effet spécial pour être co(s)mique, il l'est naturellement. Cédric Gentaz

 

 

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quelques sites pour poursuivre la route

www.filmdeculte.com  Hkcinemagic  http://analysefilmique.free.fr  www.revue-eclipses.com  Écrans pour Nuits Blanches